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Hériter des brumes La folle histoire du Théâtre du Peuple

Alix Fournier-Pittaluga et Paul Francesconi

I.S.B.N 978-2-487746-18-3
parution 03 juillet 2025
352 pages
Photographie de couverture Anne Labit
20 €



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Hériter des brumes, c’est l’histoire d’une troupe de théâtre, composée d’acteurices et d’auteurices d’aujourd’hui, qui tentent de reconstituer l’aventure du Théâtre du Peuple, cent trente ans après sa création. C’est un feuilleton théâtral, en 6 épisodes. C’est une quête pour essayer de comprendre ce qu’est une utopie et ce que peut l’utopie, pour nous, aujourd’hui. Il y a dedans beaucoup d’amitiés et de passions, des fantômes, deux guerres mondiales, le village de Bussang, des histoires d’amour, des histoires de famille, d’innombrables crises, d’innombrables réconciliations, des arbres, des paysages... et des spectacles, beaucoup de spectacles.






Revue de presse :

À la radio sur RFI

“Artistes associés du théâtre, ce duo de jeunes auteurs a mené de multiples recherches de documentation, s’est plongé dans les pièces de Pottecher, a réalisé des entretiens avec d’anciens directeurs, bénévoles, comédiens, pour construire ce récit théâtral mêlant la petite et la grande histoire (le théâtre fut réquisitionné en 1914 et très endommagé par une pluie d’obus en juin 1940), les crises cycliques liées au manque de moyens, l’audace du couple Pottecher, les amitiés, les passions, les fantômes du lieu, et tenter ainsi de comprendre comment cette utopie est parvenue à perdurer. « Bussang est un endroit où on reprend foi au théâtre, une sorte de temple païen. Nous avons écrit ce feuilleton en imaginant que cette histoire soit déplaçable ailleurs », explique Paul Francesconi. Enlevée, instructive et non dénuée d’humour, cette saga présentée dans le théâtre de verdure (le Théâtre du Peuple a commencé en plein air, dans un pré) est passionnante et pourrait, souhaitons-le, voyager bien au-delà de Bussang, tant elle raconte un théâtre en train de se faire tout au long d’une période où la société a connu de profonds bouleversements.”

Sandrine Blanchard, Le Monde

““Magnifique”, “émouvant” : des rires et des larmes pour la dernière répétition du feuilleton anniversaire au Théâtre du Peuple de Bussang

Temps fort des célébrations prévues pour les 130 ans du Théâtre du Peuple de Bussang, un feuilleton théâtral en six épisodes sera joué du 20 au 30 août. Une création spéciale pour le jubilé de ce site emblématique qui a conquis et ému un public de quelques chanceux ce week-end lors de la générale.

Les larmes aux yeux, après une représentation aussi intense que singulière. Ce samedi, c’est émus et pour le moins conquis que quelques chanceux ont pu assister à « la générale » du feuilleton théâtral Hériter des brumes au Théâtre du Peuple.”

Audrey Martin, Vosges Matin

“Le propos est riche, dynamique, utilise avec verve le comique de répétition, pathétique aussi, en ce qu’il parvient à restituer les événements à travers les sentiments des individus qui les vivent. Avec des accessoires qui sont mobilisés de bric et de broc par les comédiens, on est aisément replongé dans les premières prouesses du théâtre(...). Un spectacle manifeste, profession de foi idéaliste en la valeur éducatrice de l’art dramatique. On assiste à un feuilleton théâtral frais, inspiré, diversifié, plaisant et édifiant.“

“Un travail titanesque et gigantesque servi par une mise en espace des plus sobre et dépouillée signée Julie, la maîtresse des lieux de cette renouée bucolique. Ancestrale et contemporaine à souhait. Héritage, passation raisonnée de toute la vie d'un peuple campagnard et ouvrier dédiée à l'art du théâtre vivant amateur.Les deux derniers épisodes de cette série à rebondissements évoquent des chapitres délicats :ceux de la mue ou mutation du projet du couple fondateur et légendaire des Pottecher et de la suite débridée des multiples directions artistiques de ce lieu mythique..Servie par huit comédiens hors pair dont Axel Godard qui excelle dans les modulations de rôle surtout celui de Pierre Richard Willm .Une audace corporelle incroyable teintée de délicatesse et de nostalgie surprenante. (...) Un acteur est né, plein de charme, de conviction, incarnant un tout vieil homme déçu, désemparé, autant qu'un fringuant metteur en scène ambitieux et volage...”

“Dans le très beau texte d’Alix Fournier-Pittaluga et de Paul Francesconi, il y a, à la fois, une grande unité et une vraie puissance dramaturgique. Cette histoire, ils nous la font vivre de l’intérieur. On croit aux personnages. On se laisse prendre, émouvoir par ce qui leur arrive. Néanmoins, la présence de deux personnages fictifs (Antoine et Raphaëlle) qui sont comme des chefs de troupe, interprétés d’ailleurs par les mêmes comédiens qui jouent Maurice et Camm, apporte une forme de distance avec la possibilité de regarder et de commenter depuis aujourd’hui ce qui s’est passé autrefois. Cela donne aussi une légèreté, une note d’humour. Et puis, il y a cet autre petit miracle propre à Bussang qui fait que les comédiens amateurs et professionnels finissent par former une troupe cohérente et entièrement investie. En les voyant jouer ensemble, on ne se pose plus la question de savoir qui est qui. On se laisse emporter par le souffle du récit.”